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Agence Hivoa · Nouvelle-Aquitaine 2026
Reportage · Journal

Le rideau occultant thermique mesuré sur une baie plein ouest

Rideau occultant thermique sur baie plein ouest au coucher de soleil, intérieur moderne et lumineux

Le rideau occultant thermique a claqué contre la tringle quand j’ai tiré le panneau devant ma baie plein ouest, à 16h30, chez moi à Bordeaux. Dans mon quartier de Caudéran, le soleil tape presque pareil en fin d’après-midi. J’étais rentrée de Leroy Merlin Bordeaux Lac avec le tissu roulé sous le bras, et le salon gardait déjà une chaleur sèche. J’ai posé mes thermomètres d’ambiance et mon luxmètre sur la console, puis j’ai lancé le test pendant 21 jours. Je voulais voir si la lumière, la chaleur et le confort bougeaient vraiment.

Comment j’ai installé et testé le rideau pendant les heures les plus chaudes

Ma baie fait 2,88 mètres de large et 2,14 mètres de haut. Elle prend tout le mur du salon, juste à côté du tapis où mes deux enfants s’installent dès qu’il fait chaud. Le canapé est à 1,20 mètre, la table basse pas loin, et la vitre reçoit le soleil de biais dès 16 heures. Dans ce coin, j’ai toujours eu un vrai problème de rayonnement, même avec les voilages.

J’ai noté la température près de la vitre et au centre de la pièce toutes les 30 minutes, de 15h à 19h. J’ai fait ça sur 21 jours de fin de printemps, avec des après-midis clairs, d’autres plus blancs, et deux journées de vent d’ouest. J’ai utilisé deux thermomètres d’ambiance et un luxmètre simple. Je ne cherchais pas un score parfait, juste une comparaison stable.

Pour la pose, j’ai choisi un tissu lourd avec enduction thermique, puis j’ai pris une tringle renforcée. J’ai laissé 24 centimètres de marge de chaque côté et je l’ai descendue juste assez pour que le tissu frôle le sol. Quand j’ai testé un modèle à œillets sur une tringle trop légère, le milieu a commencé à fléchir. J’ai compris aussitôt que le poids allait compter.

J’ai aussi regardé l’envers, plus raide que le recto, avec un toucher presque technique. Le premier tirage a fait un bruit sourd sur la barre métallique, et j’ai entendu deux anneaux accrocher. Je suis partie de ce détail pour resserrer la pose et éviter les filets de lumière sur les côtés. Mon travail d’architecte d’intérieur m’a appris que trois centimètres de trop ou de moins changent la lecture d’une baie.

Ce que j’ai constaté sur la température, la lumière et le confort au fil des jours

Dès le premier relevé, j’ai vu 2 degrés de moins juste à côté de la baie qu’au centre du salon. Le 8e jour, j’ai même noté 3 degrés d’écart à 17h20, quand le soleil rasant frappait encore la vitre. Le luxmètre a montré une chute très nette de la lumière. J’ai noté une forte baisse un jour, presque totale un autre. J’ai été frappée par un point bête, la vitre restait brûlante au toucher derrière le tissu.

Au fil des jours, j’ai fermé le rideau vers 15h30, puis je l’ai rouvert après 20h. Avec mes deux enfants dans le salon, la zone près de la baie est devenue fréquentable sans plisser les yeux ni rentrer les jambes. La sensation de rayonnement chaud sur les bras a baissé quand j’étais assise tout près. Le centre du salon, lui, bougeait moins. Je me suis retrouvée à garder la chaise près de la fenêtre pour lire, ce que je n’aurais pas tenté avant.

J’ai eu trois bandes de lumière visibles sur le côté droit un soir de ciel clair, juste au moment où le soleil rasait la façade. C’était ma faute, le rideau n’était pas assez large au départ. J’avais pris une largeur trop juste, au mur, sans marge latérale, et le défaut sautait aux yeux. J’ai aussi fermé le rideau toute la journée pendant deux après-midis, et j’ai trouvé l’air plus lourd derrière le tissu, pas plus frais. Après un lavage en essorage fort, le tombé s’est marqué et l’envers a perdu un peu de souplesse.

Face à mon voilage léger, le contraste était net. Le voilage laissait une lumière douce, mais il ne coupait ni l’éblouissement ni le reflet sur l’écran. Le rideau lourd plaque mieux la lumière au sol, même si le tissu flotte moins et assombrit plus vite la pièce. J’ai gardé ce côté calme le soir, mais j’ai perdu un peu de clarté dès la fin d’après-midi. Dans une autre pièce, j’avais déjà pris un tissu annoncé thermique sans vérifier la doublure, et j’avais eu l’ombre, pas le même ressenti près de la vitre.

Le jour où j’ai compris que ça ne marchait pas comme je l’imaginais

Un jeudi vers 18h10, j’ai écarté le rideau pour croire à une bouffée d’air plus fraîche. J’ai reçu l’inverse, une bouffée brûlante derrière le tissu, et la vitre m’a renvoyé cette chaleur comme une plaque chaude. En posant la main sur le verre après avoir tiré le rideau, j’ai senti une chaleur intense comme sur une plaque chauffante, alors que la pièce semblait pourtant protégée. Je me suis arrêtée net, parce que je n’avais pas prévu ce four discret derrière l’ombre.

J’ai alors regardé le cadre, puis la vitre, avec mon thermomètre. Le cadre montait à 31 degrés, la vitre grimpait à 38, et l’air du salon restait à 26 au centre. Depuis mes années d’architecte d’intérieur, je sais que la paroi compte autant que le tissu. J’ai compris que le rideau coupait le soleil, pas la chaleur déjà stockée. Le rayonnement repartait du verre et du dormant dès que j’ouvrais.

Après ce déclic, j’ai arrêté de laisser le rideau fermé toute la journée. J’ouvre grand tôt le matin, puis je referme vers 15h30 quand la façade commence à taper. Le soir, je purge l’air plus tard, quand la vitre a cessé de rayonner. En hiver, j’ai déjà vu de la buée en bas de vitre quand le tissu restait collé au vitrage et que je ventilais mal. Pour ce point-là, je fais regarder la fenêtre par un spécialiste du vitrage.

Ce que je retiens après trois semaines : pour qui ce rideau peut vraiment servir

Après trois semaines, je retiens un résultat simple. J’ai gagné 2 degrés certains jours et 3 degrés d’autres près de la baie, et le luxmètre a montré une baisse forte puis presque totale selon l’heure. La zone à côté de la fenêtre est redevenue utilisable, surtout pour lire ou laisser les enfants jouer sans plisser les yeux. Le centre du salon, lui, a bougé bien moins. Je ne peux pas dire que tout le volume ait changé, je peux dire que le coin chaud s’est calmé.

Je garde aussi les limites en tête. Le poids a tiré sur la tringle, la marge latérale a dû être corrigée, et l’assombrissement est réel dès que le ciel blanchit. En lavant le panneau avec un essorage fort, j’ai vu le tombé se marquer. En hiver, quand je l’ai laissé trop collé à la vitre, j’ai revu cette buée au bas du verre. En tant qu’architecte d’intérieur, j’ai surtout retenu qu’un bon tissu ne compense pas une pose approximative.

Chez moi, ce panneau fonctionne surtout dans un salon plein ouest, quand je ferme tôt et que j’accepte de perdre un peu de ciel. Il convient aussi aux yeux sensibles à l’éblouissement, ou à une famille comme la mienne quand le soleil met le salon à plat. J’ai regardé d’autres pistes aussi, les stores vénitiens, le double rideau, les films solaires, et j’y reviens selon la pièce. Ce rideau a surtout rendu la baie supportable sans transformer tout le salon. La zone proche de la fenêtre est devenue utilisable, alors que le centre du salon reste peu impacté. Mon verdict est favorable si l’on accepte ce compromis, et je garde en tête ce que j’ai confirmé chez Leroy Merlin Bordeaux Lac.

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